Shomen Guichin Funakoshi

 

  "Rien de valable ne vient sans efforts. Un effort moyen ne donne pas de résults moyens ; il ne donne aucun résultat. Le travail, le travail sans relâche, le travail intense, est le seul moyen d'obtenir des résulttats durables. Travaillez sans relâche comme si vous ne deviez jamais atteindre le but."

Gichin Funakoshi

 

  

 

C'est pour guider les élèves vers une meilleure perception spirituelle des arts martiaux que Maître Gichin Funakoshi a élaboré le Nijukun, les 20 préceptes du Karate-do :

 

1- Karatedo wa rei ni hajimari, rei ni owaru koto wo wasuru na.

N'oublie pas que le karaté commence dans le respect et finit dans le respect.

2- Karaté ni sente nashi

Pas de première attaque en karaté.

3- Karaté wa gi no tasuke

Le karaté est l'instrument de la justice.

4- Mazu jiko wo shire, shikashite ta wo shire

Connais-toi d'abord toi-même, puis connais les autres.

5- Gijutsu yori shinjutsu

L'esprit plus que la technique.

6- Kojoro wa hannata ni koto wo yosu

Libère et garde détaché ton esprit.

7- Wazawai wa ketei ni sho zu

La malchance provient de la négligence.

8- Dojo nomi no karate to omou na

Ne pense pas que le karaté est seulement au dojo.

9- Karate no jugyo wa issho de aru

L'entraînement en karaté dure la vie entière.

10- Arayuru mono wo karate kaseyo, soko ni myo-mi ari

Pense toutes choses de la vie au travers du karaté, là est la subtilité cachée.

11- Karate wa yu nogotoshi taezu netsudo wo ataezareba moto no mizu ni kaeru

Le karaté est comme l’eau bouillante, qui redevient froide si vous ne lui apportez pas continuellement de la chaleur.

12- Katsu kangae wa motsu na, makenu kangae wa hitsuyo

Ne pense pas à gagner, pense à ne surtout pas perdre.

13- Teki ni yotte tenka seyo

Change en fonction de ton adversaire.

14- Ikusa wa kyo-jutsu no soju ikan ni ari

Dans le combat, la stratégie réside à distinguer les ouvertures des points invulnérables.

15- Hito no teashi wo ken to omoe

Pense aux bras et aux jambes des gens comme à des sabres.

16- Danshi mon wo izureba, hyakuman no teki ari

Passé votre foyer, 1 million d'ennemis attendent.

17- Kamae wa shoshinsha ni ato wa shizentai

Le novice s'astreint à la posture de garde formelle, la posture naturelle viendra plus tard.

18- Kata wa tadashiku, jissen wa betsumono

Le kata doit être exécuté strictement, en combat c'est une autre chose.

19- Chikara no kyojaku, tai no shinshuku, waza no kankyu wo wasureru na

N'oublie pas de moduler la puissance de la force, l'élasticité du corps et la vitesse relative des techniques.

20- Tsune ni shinen kufu seyo.

Penses-y tout le temps et suis ces préceptes au quotidien.

 

"Respectez les autres et les autres vous respecteront. Respectez leur personnalité et écoutez leurs points de vues et ils vous suivront avec plaisir."

Gichin Funakoshi



 

"La vie ressemble souvent à un match à couteaux tirés. Avec une attitude tiède face à la vie,qui vous fait supposer qu'après un échec il existe toujours une deuxième chance, qu'espérez-vous accomplir l'espace d'une vie, qui souvent ne compte guère plus de cinquante années ?" 

Gichin Funakoshi

 

 

 

Qu’est-ce le Tora no Maki ?

Dans la culture asiatique, le tigre représente une des deux grandes forces de l’univers, l’autre étant le dragon. Le tigre a le pouvoir de commander le vent, et le vent est son compagnon constant. Le tigre est aussi un symbole chinois traditionnel qui signifie que le tigre ne dort jamais. Présenté par le Bouddhisme, le tigre représente la force, la noblesse, et le courage. Le Tora No Maki, ou le tigre Shotokan, est devenu le symbole du karaté Shotokan tel que pratiqué en dehors de la JKA. Maître Ohshima est bien connu pour suivre les directives de Karate-Do Kyohan à la lettre, comme si c’était la "bible" Shotokan. C’est d’ailleurs lui qui a traduit ce livre en anglais. Lors du All-Japan Sandan Promotional en 1952, Maître Funakoshi a personnellement attribué à Ohshima son grade Sandan (ceinture noire de troisième niveau), tout en l’honorant du plus haut pointage des participants présents. En outre en 1952 il est devenu le capitaine du club de karaté de l’Université de Waseda. En 1957, Ohshima a également reçu son grade Godan (ceinture noire de cinquième niveau) par Maître Funakoshi, le rang le plus élevé attribué par Funakoshi. Le dessin avec le tigre à l’intérieur du cercle est nommé le Tora no maki, le "rouleau de tigre". Dans la tradition japonaise, le Tora no maki est le document écrit officiel d’un art où d’un système, qui est utilisé comme étant la source de référence pour cet art. Les Japonais n’ont pas créés les livres reliés comme nous employons en occident. Au lieu de cela, ils écrivaient leurs documents sur des longs rouleaux de papier, tout comme le faisaient nos ancêtres, il y a des centaines d’années. Le tigre a été peint par Hoan Kosugi, ami et étudiant de Gichin Funakoshi, artiste japonais réputé et président du Tabata Popular Club. Il a fait ce dessin au pinceau spécifiquement pour illustrer la page couverture du livre de Funakoshi Karate-Do Kyohan, publié en 1935. Le kanji en haut à droite, près de la queue, fait partie de la signature de l’artiste. Kosugi est également celui qui a convaincu Funakoshi d’écrire un livre sur le karaté, Ryukyu Kempo Tode en 1922. Puisque aucun livre sur le karaté n’avait été écrit à ce moment là, Kosugi a dit à Funakoshi que son livre serait le Tora No Maki du karaté. L’influence de Kosugi a été aussi importante que celle de Jigoro Kano, le fondateur du Judo, afin de persuader Funakoshi de demeurer au Japon pour transmettre ses connaissances. Kosugi a illustré avec des schémas le premier livre de Funakoshi, Ryukyu Kempo Tode. Mais Kosugi, même si il était alors un étudiant de Funakoshi, avait eu une expérience très limitée du karaté, et ses schémas simples ne pouvaient pas vraiment exprimer les qualités physiques de l’art. Dans la version révisée du livre en 1925, Rentan Goshin Tode-jutsu, Funakoshi a posé pour toutes les photographies, et cela nous donne une image très claire de son art à ce moment-là que nous pourrions qualifier de style Shorin-Ryu d’Okinawa 

 

Hoan Kosugi

L'histoire officielle de Shotokan commence le 1 avril 1922 quand l'enseignant Funakoshi Gichin donnera son premier cours de karaté à " l'École Normale Supérieure pour hommes " de Tokyo dans le Tabata Popular Club, qui en réalité était un club social où les nouveaux intellectuels se réunissaient. Malgré l'intérêt pour cet art, cette classe sociale n'avait ni la capacité physique ni la discipline suffisante pour progresser de manière sérieuse. Funakoshi décida donc de donner ses cours dans un dortoir pour élèves dans le secteur Suidobata à Tokyo. C'est ici qu'a été établi son premier véritable club de karaté. En 1931, il est officiellement reconnu par la Dai Nippon Butotukai, organisation chargée de recenser et de fédérer les arts martiaux japonais. En 1936, le terme de karaté pour désigner ce nouvel art est choisi.  En 1924 on a demandé à Funakoshi d’enseigner à un petit groupe d'étudiants de Keio. Le Sensei a accepté l'invitation, avec l'appui de l'Université. Celui-ci a été le premier club universitaire de karaté à Tokyo et existe encore de nos jours. On a ensuite développé d'autres clubs universitaires de karaté, il en existe de nos jours plus de 300 liés à différentes écoles au Japon. Ces clubs ont été la colonne vertébrale du karaté japonais et ont eu une grande importance dans l'expansion de cet art martial dans le monde entier. À partir de cette carrière universitaire, Funakoshi a formé une prestigieuse avant-garde d'élèves comme Obata, Mykami, Matsumoto, Otake et Otsuka. En 1927 ont commencé à apparaître des divergences autour du système d'enseignement, particulièrement avec le jyu-kumite (combat libre). Il a été nécessaire d'introduire de nombreuses innovations pour assurer le succès et la diffusion rapide du karaté.

Yoshitaka Funakoshi

Sous la direction de Yoshitaka, son fils, il y a eu de grands changements entre les années 1930 et 1935, principalement au niveau du kumite. Il a d'abord développé gohon kumite, où l'attaquant effectue cinq attaques rapprochées en avancant et le défenseur les bloque en reculant avec une contre-attaque dans la dernière défense. En 1933, il a introduit le kihon ippon kumite (combat à une technique); et l'année suivante, le jyu ippon kumite, en terminant avec le jyu kumite. À ce moment il a été décidé d'établir un Dojo Central dans le quartier Meijuro à Tokyo. Un comité de soutien à l'échelon national a été formé pour établir un fonds pour la construction du premier Dôjô de karate du Japon. La construction du Shōtōkan  débute en 1935 pour s’achever l’année suivante. Le 29 janvier 1936 Gichin Funakoshi a personnellement inauguré le Dojo à Tokyo. Il remarqua tout de suite au-dessus de la porte un panneau ou il était écrit le nom du dojo tout neuf; Shōtōkan, le comité avait choisi le pseudonyme sous lequel Funakoshi écrivait des poèmes chinois dans sa jeunesse. À l’origine, Shotokan désigne le bâtiment et non le style, “Kan” désignant le lieu, le dojo et “Shoto” étant le nom de plume de Funakoshi (littéralement Shôtô désigne l’ondulation des pins sous le vent). Bien qu’il ait passé soixante ans, il accepta le défi avec la détermination et l’entrain qu’on retrouve chez des hommes plus jeunes. Il commença à fixer les conditions d’obtention des grades, et les nouvelles règles pour l’enseignement. Il réalisa qu’il ne pouvait pas en même temps diriger, se charger de ses engagements présents, et compléter toutes les tâches qui allaient lui incomber compte tenu de l’expansion du karaté. Il décida de déléguer certains cours à ses élèves gradés.  Si Funakoshi a été choisi de préférence à Motobu Choki, un autre expert de karaté d’Okinawa, pour diffuser l’Okinawa-Te au Japon, c’est justement en raison de ses qualités intellectuelles et de sa culture. À l'époque, Funakoshi était président de la Okinawa Shobu Kai, l'association pour la promotion des arts martiaux d'Okinawa. Ce choix s’avéra judicieux puisqu’en 1922, Funakoshi, lors de sa première démonstration au Japon, ne s’est pas contenté de démontrer des techniques. Il a su également les expliquer et les commenter, à la grande satisfaction de son auditoire japonais.Durant cette même année, Funakoshi a publié un nouveau livre, dans lequel il a inclus le développement que Yoshitaka avait apporté au style Shotokan-ryu. Le livre a été appelé Karate-do Kyohan. Il est clair que c'était un système de karaté japonais complètement nouveau. Gichin Funakoshi a utilisé un nouvel idéogramme pour écrire "kara". L'ancien idéogramme pouvait se lire comme "Tang", comme référence directe à la dynastie chinoise de ce même nom.

La voie de la main vide

Depuis le jour de la publication, l'ancienne dénomination: "Technique de mains chinoise", a été modifiée pour devenir: "La voie de la main vide", comme  on le connaît aujourd'hui. 1941 annonce le début d'une période sombre pour Funakoshi, le Japon entre en guerre, beaucoup des élèves plus anciens y sont allés et ne sont pas revenus; cette guerre stoppa les plans de Funakoshi. En 1945, il perdit par maladie son fils Yoshitaka, qui l’avait tant aidé et qui avait été un instrument utile dans le développement des cours donnés par son père. Pendant un bombardement à Tokyo, le Dōjō Shōtōkan fut détruit. De plus, quelques années plus tard en 1947, sa femme mourut. Le Général Mc Arthur, des Forces Armées Américaines, interdit alors l'entraînement de karaté-do et tous les autres arts martiaux japonais, et bien qu'un certain entraînement ait été fait en secret, le développement du karaté-do s'est arrêté. Peu à peu les élèves de Gichin Funakoshi sont retournés à Tokyo. Ils se sont demandé comment on allait lever l'interdiction de pratiquer le karaté, et comment on effectuerait la reconstruction du Dojo. Nakayama Masatoshi, qui grâce à sa connaissance  de la culture chinoise a réussi convaincre le  Ministre de l'Éducation d'expliquer aux américains que le karaté do était en réalité un sport de boxe chinoise et qu'il ne devait pas être considéré comme un art martial japonais. Les bureaucrates ont été convaincus et ont levé l'interdiction du karaté do. De cette façon, le karaté a été le seul art martial qui pouvait être pratiqué après la guerre. Le Shotokan qui avait été détruit par les bombardements américains en 1944-1945 est reconstruit après la guerre grâce à une immense chaîne de solidarité créée par les élèves de Funakoshi. C’est à cette époque que Funakoshi se détache de plus en plus de l’enseignement, supervisant les cours dans différents dojos.

Isao Obata

La J.K.A. (Japan Karate Association) voit le jour en 1949, fondée par Isao Obata, un des principaux disciples de Funakoshi. Gichin Funakoshi meurt le 26 avril 1957. Deux mois après, ont lieu les premiers championnats du Japon qui seront remportés par Hirokazu Kanazawa... L’évolution est alors inéluctable. Depuis 1945, plusieurs tendances ont vu le jour. Certains ont voulu garder l'esprit de Gichin Funakoshi mais la plupart ont suivi les évolutions voulues par Yoshitaka Funakoshi. Aussi, aujourd'hui, on trouve plusieurs organisations mondiales et styles dérivés du Shotokan. Il serait trop long ici de tous les décrire. Je vous conseille de consulter l'excellent ouvrage de Kenji Tokitsu "Histoire du Karaté Do" qui les évoque tous. Voici les plus connus : La Japan Karate Association, fondée par Nakayama, premier groupe à introduire les compétitions en karaté. Le Shotokai, créé par maître Egami. Le Shotokan Karaté International, fondé par Maître Kanazawa et les clubs universitaires japonais. Le Shōtōkan d'origine de Funakoshi Gishin éclata, avant même la mort de ce dernier en 1958, en plusieurs branches initiées par ses élèves de la première génération : Otsuka Hinori créa le Wado-Ryu, son fils, Funakoshi Yoshitaka créa le nouveau Shotokan (Shotokan Ryu), en partie repris par Nakayama. Egami créa le Shotokaï Ryu avec un style très fluide et des positions très basses, fortement influencé par l'enseignement de son ami Yoshitaka. Il crée de nouvelles techniques, de nouvelles formes d'entraînement, remet en cause certains fondamentaux du karaté comme le tsuki, et renonce à certains exercice tels que le travail au makiwara. Une de ses caractéristiques est l'aspiration à la réalisation du To-ate, c'est-à-dire la frappe à distance.  Oyama d’origine coréenne créera le Kyokushinkai... Ce dernier quittera le Shotokan car il jugeait que l’enseignement de Funakoshi n’était pas assez tourné vers l’efficacité en combat. Le général coréen Choi Hong I, également élève direct de Funakoshi, sera quant à lui à l’origine du Taekwondo.  Makoto Gima, quand à lui, conserva le style de Funakoshi dans son école karatedo Shiseikaï, tandis qu’Oshima Tsutomu, qui ne connut Funakoshi alors que celui-ci était déjà très âgé, enseigne un Shotokan qui se veut également toujours conforme à celui des origines. De fait, le Shotokan-Ryu tel qu'il est connu actuellement à travers le monde, n'a plus qu'un rapport assez lâche avec celui des années 1930, même s'il se réclame de son fondateur… La fin de la seconde Guerre Mondiale, le décès de Yoshitaka, la destruction sous les bombes de l'ancien dojo Shotokan du quartier de Meijuro, la mort de nombreux Sempaï, avaient laissé le style de Funakoshi, qui s'était retiré de toute activité, aux mains d’Egami et de Hironishi. Avec d'autres anciens qui avaient survécu à la guerre, et qui enseignaient dans les universités Japonaises. Ces derniers constituèrent l'association Shotokaï. Le retour de Chine de Nakayama en 1946 changea une nouvelle fois la dynamique du Shotokan. Nakayama, un ancien de Takushoku où il avait débuté avec Funakoshi, avait séjourné en Chine depuis 1937 et avait de ce fait été à l'écart de l'évolution du style amorcé par Yoshitaka. Mis au courant des nouvelles techniques, Nakayama commença alors à introduire l'idée d'un karaté sportif, orienté vers la compétition, ce qui  lui  valut aussitôt l'hostilité des anciens. Il réussit cependant à créer en 1949 la Japan Karaté Association (JKA) avec l'aide de Nishiyama, Obata et Takagi. Gichin Funakoshi refusa d'y participer. En 1955 Nakayama en prit la direction et œuvra sans relâche à la notoriété de la JKA, dont les instructeurs, excellents techniciens et redoutables combattants, furent envoyés dans le monde entier pour répandre le style Shotokan dans sa nouvelle version. Mais la lutte pour le pouvoir au sommet s'intensifia. Après qu'Egami se fut écarté du nouveau Shotokan pour créer le Shotokaï et que Nishiyama s'en fut allé en 1960 pour les USA, Nakayama concentra sans opposition tous les pouvoirs à la JKA. En 1964, le dojo Shotokan quitta le quartier de Yotsuya pour investir les locaux de l'ancien Kōdōkan à Suidobashi. Même s'il n'est pas exact de représenter Nakayama comme le successeur de Funakoshi , il est juste d'inscrire à son actif une ferveur efficace en faveur du karate. Cependant, d'incessants conflits d'autorités et de divergences quand au degré d'orientation sportive que l'on pouvait conserver dans le cadre de la pratique sous la direction de la JKA sans pour autant renoncer  à la notion de karaté do, minèrent l'édifice. Dès 1977, Kanazawa, prit ses distances et créa le Shotokan Karaté International (SKI).

Hirokazu  Kanazawa 

D'autres instructeurs le suivirent, répercutant la nouvelle scission dans tous les pays où la JKA avait pris pied. Au cours des années 1990 l'éclatement, et la désorganisation au niveau mondial, du style laissé par Funakoshi, furent consommés à coup de surenchères des fédérations et de clientélisme des experts les plus-en vue. La volonté, aussi, d'un retour au sources authentiques du karaté, a fini par convaincre même les nouvelles générations d'experts de la JKA qu'il devenait urgent de revoir les fondements mêmes, techniques et éthiques, du Shōtōkan-Ryū hérité d'une époque où il pouvait se poser sans rival…  Dans les années soixante, les instructeurs de l'école Shotokan vont étendre le style dans le monde entier. En Europe, l'expert le plus réputé se nomme Taiji Kase et a été formé par Hironishi.

 

 

Taiji  Kase

"L'entraînement doit être pour vous une affaire extrêmement sérieuse, aussi sérieuse que la mort. Si vous vous contentez de bouger vos mains et pieds, de sauter et fléchir comme une marionnette, il n'y aura pas beaucoup de différence entre votre karaté et la danse. L'Art demande une discipline aussi rigoureuse que la vie, lutte quotidienne pour la survie." Gichin Funakoshi


 

 


 


"Dans l'étude du Karate-Dō on dit que l'esprit est parfois plus important que la technique. À technique égale c'est l'esprit qui fait la différence. Si tu combats, guerrier, et qu'un de tes bras casse sers-toi de l'autre. Si l'autre casse, sers-toi de tes jambes. Si tes jambes t'abandonnent, tu peux encore mordre. Si on te coupe alors la tête, ton corps tombera bien après."  Gichin Funakoshi


 

Voici quelques livres de références que je conseille à tout ceux qui pratiquent le Karaté-Do... et ceux qui ne pratiquent pas encore !

                           

 

    Le Karaté Do est un art de combat à mains nues, grâce à un entraînement rationnel,  d’éduquer le corps et l’esprit de telle sorte qu’ils puissent trouver une réponse appropriée à toute forme d’agression. Il met à la disposition du pratiquant un éventail technique très large basé sur l’utilisation des armes naturelles du corps humain : pieds, poings, coudes, genoux, etc. Technique de self défense considérée comme la plus efficace, elle a été adoptée par la plupart des armées et des polices du monde. 


    C'est vers 1930, au dojo de l'université de Keio, que Funakoshi a commencé à utiliser l'idéogramme "Kara" signifiant vide, pour remplacer celui de  "To" désignant la Chine. Il appelle alors sa méthode Dai Nippon Kempo Karatedo (méthode des poings et voie de la main vide du Grand Japon). En octobre 1936, le changement de nom devint officiel au cours d'une rencontre à Naha, des Maîtres D'Okinawa pour discuter de l'opportunité du changement. Étaient présents, Hanashiro, Miyagi, Yabu, Kyan, Nakasone, Chibana, Maeshiro, et Gusukuma. La raison évidente du changement était la montée du nationalisme au Japon, mais aussi une influence des enseignements du bouddhisme Zen que Maître Funakoshi avait commencé à pratiquer sous la tutelle de l'abbé Furukawa Gyodo du temple d’Enkakuji à Kamakura. Funakoshi a retenu le soutra Bouddhiste "Shiki soku ze ku, Ku soku ze shiki" (la forme est le vide, le vide est la forme). On peut traduire cet enseignement par ; l'apparent est accès au vide, le vide permet d'accéder à d'autres états de la conscience. Ou encore; « Tous les phénomènes égalent le vide, le vide égale tous les phénomènes». Le terme Karaté, même s'il se prononçait pareillement, s'écrivait  à l'origine, avec des kanjis différents. Le mot Karaté a été utilisé pour la première fois par le Maître Okinawaien de la branche Shorin-ryu (Shuri-te) Hanashiro Chomo, dès 1905 dans une publication intitulée Karate Soshu-hen. Hanashiro enseignait avec Yabu au Dojo de Itosu, et était en faveur d'un retour à un Karate à usage martial. Il lui ajoutera le suffixe " Do " pour suivre la même évolution que les autres Budo qui étaient passés du Jutsu (technique) au Do (voie). Ainsi le Ju-jutsu, le Ken-jutsu, l’Aiki-jutsu sont devenus le Ju-dô, le Ken-dô et l’Aiki-dô pour ne nommer que ceux-là. Ainsi naquit le terme Karate-dô, " la voie de la main vide ", qui remplaça le To-de, " la main de chine ". Cette initiative spectaculaire marqua la rupture avec l'influence chinoise, tout en la liant à la philosophie Bouddhiste.  Sur l'île d'Okinawa, nous est venu du passé, un art martial miraculeux et mystérieux. Il est dit que celui qui maîtrise ses techniques peut se défendre aisément sans utiliser d’armes, et peut exécuter des exploits remarquables comme le cassage de plusieurs planches épaisses avec son poing, ou de panneaux de plafond d'une salle avec un coup de pied. Il peut tuer un taureau d'un seul coup avec avec un shuto (sabre de main) ; il peut percer le flanc d'un cheval avec sa main ouverte ; il peut traverser  une salle en se suspendant aux poutres du plafond; écraser une tige verte de bambou avec sa main nue; cisailler une corde de chanvre avec une torsion, ou effriter de la roche molle avec ses mains. Certains considèrent ces aspects de ce miraculeux et mystérieux art martial comme étant l'essence du Karate-dô. Mais de tels exploits ne sont qu’une infime partie du karaté, jouant un rôle analogue aux tests de coupe du kendô (Escrime Japonaise), et il est incorrect de penser que le karaté se limite à ces exploits. En fait, le véritable Karate-dô met plus l'emphase sur l'aspect mental que sur l'aspect physique. Le véritable Karate-dô signifie que dans la vie quotidienne, notre esprit et notre corps doivent être formés et développés dans un esprit d’humilité, tout en se consacrant à la cause de la justice lors des périodes difficiles. Le Karate-dô est un art martial originaire d 'Okinawa. Il a été confondu, dans le passé, avec la boxe chinoise en raison de l'utilisation du kanji chinois kara dans son appellation. En fait, pendant plus de mille ans, a eu lieu a Okinawa l'étude et la pratique des maîtres et des experts, par lesquels elle a été consolidée et s'est perfectionnée pour former un art martial unifié actuel. C'est n'est donc pas une déformation de le présenter comme art martial d'Okinawa. On peut se demander pourquoi le caractère chinois kara a été maintenu si longtemps. L'influence de la culture chinoise était à son apogée au Japon, beaucoup d'experts d'arts martiaux ont voyagé en Chine pour pratiquer la boxe chinoise. Avec leurs nouvelles connaissances, ils ont modifié l'art martial existant, appelé l'Okinawa-te, en enlevant ses points négatifs et en lui ajoutant des points positifs, pour en faire un art recherché. On peut spéculer qu'ils ont considéré le kara (avec le kanji chinois) approprié comme nouveau nom. Puisque, même au Japon contemporain, il y a beaucoup de gens qui sont impressionnés par tout ce qui est étranger, il n'est pas difficile d'imaginer le  respect élevé pour tout ce provenait de la Chine pendant cette période à Okinawa. Même durant ma jeunesse, l’absence d'un ensemble complet d’ameublements chinois dans sa maison était un empêchement sérieux à l'avancement sociale de n'importe quelle famille influente. L'exotisme était à la mode à cette époque. Suivant la tradition, j'ai  continué d’utiliser le caractère chinois. Cependant, en raison de la confusion fréquente avec la boxe chinoise, et du fait que l'art martial d'Okinawa pouvait maintenant être considéré un art martial japonais, il était inadéquat, et dans un sens abaissant, de continuer à utiliser l'ancien kanji  kara. Pour cette raison, malgré beaucoup de protestations, nous en avons abandonné l'utilisation pour la remplacer avec le nouveau kanji kara. Le premier sens de kara indique que le karaté est une technique qui permet de se défendre avec ses mains et poings nus, sans armes. L’autre signification de kara dans Karate-dô implique cette maxime :


"De même que le miroir est clair et reflète une image sans distorsion, ou la vallée tranquille qui renvoie l'écho d'un son, ainsi doit un débutant se libérer de ses pensées égoïstes et mauvaises, car c'est seulement avec un esprit clair et la conscience pure qu'il peut comprendre ce qu'il apprend."

 

 

    De plus, celui qui étudie le Karate-dô tâche toujours d'être humble intérieurement et extérieurement doux. Cependant, lorsqu'il a décidé de se lever pour la cause de la justice, il doit démontrer le courage exprimé dans l'énoncé suivant: « même contre dix millions d'ennemis, je vais ! » Ainsi, il est comme la tige verte de bambou : creuse (kara) à l'intérieur, droite, et avec des nœuds. Ce qui signifie; altruiste, doux, et modéré. Cet art martial fut introduit au Japon par Gichin Funakoshi en 1917 sous le nom de Karaté Do et fut introduit en France en 1955.  Considéré et pratiqué en tant que technique guerrière, l’enseignement était souvent tenu secret et chaque école conservait jalousement les techniques les plus efficaces, qui n’étaient transmises que de maître à disciples. L’enseignement du Karaté en tant que Budo (la voie du combat) se concrétisa par l’adjonction du suffixe do qui exprimait ainsi qu’il n’était pas seulement une technique guerrière, mais aussi et surtout une voie d’épanouissement physique et spirituel.  La pratique du Karaté vise l’épanouissement physique et physique de l’individu. Sa recherche d’intégration et d’adaptation sociale s’exprime au travers de son code moral qui prône : le sens de l’honneur, la fidélité, la sincérité, le courage, la bonté, la bienveillance, la droiture, le respect, la modestie, l’humilité et le contrôle de soi. Pour les enfants, il vise à canaliser leur agressivité contrôlée et créative. Quelle meilleure base pourrait-on leur donner pour les conduire sur le chemin de la vie ? La pratique régulière du Karaté permet un développement harmonieux du corps et de l’esprit, ainsi que l’acquisition de nouveaux réflexes et d’une coordination plus fine, autant d’éléments d’équilibre et de confiance en soi. Issu d’une tradition et d’une philosophie orientale, le Karaté Do permet à l’homme de vivre en parfaite symbiose avec son environnement. Tous les professeurs doivent être titulaires du Brevet d’Etat ou du Diplôme d’instructeur fédéral. La qualification du professeur est très importante et plus encore lorsque les cours sont dispensés aux enfants ; elle est seule garante d’un  enseignement sans danger. La tenue réglementaire pour la pratique du Karaté est le Keiko gi blanc (kimono) Avant la ceinture noire, les élèves, pour différencier leur niveau technique, portent des ceintures de couleurs différentes. Il existe des ceintures intermédiaires bicolores pour les enfants. La fréquence des cours est de un à trois par semaine avec une durée qui varie de une heure (enfants)  à une heure et demie (adultes).

 

"L'intuition est plus importante que la technique elle-même. Car l'intuition alerte l'individu du danger avant qu'il n'arrive et permet de l'éviter dans le cas où y faire face ne peut que causer une blessure." Gichin Funakoshi

 

 


 

 

"Respectez les règles de la morale dans votre vie quotidienne, en public comme en privé.   Personne ne peut atteindre la perfection en Karate sans avoir compris qu'il s'agit par dessus tout d'une foi, d'une voie. Le karatéka en offrant son aide et en acceptant celle des autres apprend à donner à l'Art la dimension d'une foi." 

Gichin Funakoshi

 

 

 

 

 

 

 

Le dojo  道場 est le lieu consacré à la pratique des budo ou à la médidation bouddhiste zen.  Littéralement en japonais,  signifie la voie (c'est le même caractère que le tao  chinois), le dōjō est le lieu où l'on étudie/cherche la voie. Historiquement le dojo était la salle du temple religieux. Ces grandes salles ont aussi été utilisées par la suite pour l'enseignement des arts martiaux. Dans le cas du dojo où l'on étudie les arts martiaux comme dans le cas des dojos servant de centre de méditation bouddhiste, des règles strictes sont instituées. Le dojo est un lieu où l'on progresse. Cette progression est obligatoirement supervisée et contrôlée par un maître. Traditionnellement, le dojo obéit à des règles concernant son orientation. Le côté honorifique, dit kamiza  上座, kamiza  (le côté élevé)  est situé face au Sud. Le kamiza est le plus souvent décoré d'une calligraphie, de sabres, d'un portrait ou de tout autre objet symbolique de la discipline enseignée. L'enseignant s'assied dos au kamiza. C'est aussi de ce côté qu'est placé un invité de marque. Le mur d'en face est le shimoza  下座, shimoza (côté bas), où sont assis les élèves. Ceux-ci sont rangés selon un ordre coutumier, qui mélange souvent le grade et l'ancienneté dans la pratique de la discipline ou dans le dojo. Les élèves les plus anciens sont à la gauche de l'enseignant (à l'Est, donc), les débutants à l'Ouest. C'est également à l'Ouest que sont placés les visiteurs éventuels, tandis que les assistants de l'enseignant s'asseyent dos au côté Est de la salle. Cette orientation a une signification symbolique. Assis face au Sud, l'enseignant reçoit en plein la lumière du soleil, qui est la connaissance qu'il doit transmettre. Les élèves, eux, ne peuvent voir cette lumière qu'au travers de la réflexion qu'en offre l'enseignant, qui se doit donc d'être le miroir le plus fidèle possible. Les pratiquants anciens sont du côté du soleil levant : de par leur ancienneté, ils commencent à comprendre les principes essentiels de leur discipline, alors que les débutants sont encore dans l'ombre. Le placement des invités du côté des débutants est également un héritage historique. Quand il existait de nombreuses écoles concurrentes, mettre les invités du côté des débutants et loin des anciens rendait difficile aux éventuels espions envoyés par les autres écoles de voir les techniques particulières à ce dojo (toutes les techniques étant alors réputées secrètes). Aujourd'hui, au Japon comme en France, ce sont avant tout des considérations pratiques qui règlent l'orientation du dojo (configuration du bâtiment), et les règles traditionnelles de placement des élèves sont inégalement appliquées selon les disciplines et les enseignants. Ainsi, certains enseignants considèrent que le placement hiérarchique renforce la fierté (l'ego) et doit être évité ; d'autres estiment que le pratiquant doit connaître sa juste place dans le dojo et donc respecter le placement.

 

 

 

 Qu'est-ce le Dojo Kun ?

 

Sakugawa "Shungo" Kanga (1733-1815), de son vrai nom Teruya Kanga, originaire de Akato Cho (ville de Shuri, Okinawa),  aurait été  le premier ayant créé un ensemble de principes qu'on doit suivre tout en étudiant le karaté, et fut repris par la suite dans tous les styles. Il est généralement considéré comme étant le premier maître "officiel" du Karaté, ayant sorti l'enseignement du Karaté du secret en ouvrant une école. Il est à l'origine du style Shuri-Te. Matsumura Sokon fut un de ses élèves les plus connus.

 

 

 

 

 

 

Hitotsu! - Jinkaku kansei ni tsutomuru koto - Recherche la perfection du caractère

 

Le but ultime du karaté do. Le premier précepte ne donne pas la priorité à la force, la vitesse, le niveau technique ou l'aptitude au combat, mais au perfectionnement du caractère de l'élève. C'est ce sur quoi insistait Maître Funakoshi Gichin dans ses écrits; il raconte une histoire dans laquelle il avait agit en tant que médiateur entre deux villages opposés. En demeurant calme et en agissant de manière contrôlée et rationnelle, Funakoshi proposa un compromis acceptable par les deux parties et la violence avait ainsi pu être évitée. Il considéra ceci comme une preuve que l'entraînement de karaté avait amélioré son caractère et l'avait rendu capable de trouver une solution pacifique. L'enseignement du karaté traditionnel vise à former le caractère de l'athlète et le respect de l'adversaire. Détermination, sincérité, effort, éthique sportive et contrôle de soi sont des valeurs importantes au dojo. Bref, un karatéka doit s'efforcer de rechercher le développement autant sur le plan philosophique que celui de la performance. Pour Funakoshi, au-delà d'un simple exercice combinant le  physique et le mental, le karaté-dō est un mode de vie qui forge un tempérament capable de faire face à n'importe laquelle adversité de la vie courante. Les quatre règles suivantes sont nécessaires pour l'accomplissement de ce premier précepte.

 


 

Hitotsu! - Makoto no michi o mamoru koto - Soit sincère

 

La Voie doit être vraie, honnête, c'est à dire ne pas être une méthode de complaisance. Il y a de nombreux enseignants qui réclament de hauts grades, niveaux ... ceci sans aucune justification, pour des raisons commerciales ou pour flatter leur ego. Ceux qui ne démontrent pas de loyauté dans la recherche de la voire du karaté deviennent les victimes de leurs illusions. Soyez humble et fidèle à votre art martial, votre instructeur, vos seniors, vos partenaires d'entraînement, et tout ceux qui sont venus avant vous. Mais il est également nécessaire d'être fidèle à soi-même, sa famille, sa communauté, sa foi, son pays, et la planète. En étant honnête avec soi-même et les autres, vous agirez toujours avec la réponse appropriée à toute situation donnée.

 


 

Hitotsu! - Doryoku no seishin o yashinau koto - Fait des efforts dans tout ce que tu entreprends

 

Traditionnellement, les arts martiaux n'ont jamais été enseignés ou pratiqué simplement comme divertissement, ainsi la patience est nécessaire si l'étudiant veut éventuellement apprendre tous les aspects du karaté.  Exécuter les mouvements ne suffira pas, vous devez avoir une compréhension de ce que vous pratiquez quand vous le pratiquez. Ceci exige une attention focalisée et l’engagement complet dans l'effort. La répétition des techniques de base, n'est pas un blocage à l'apprentissage, comme certains semblent le croire, mais il est aussi vrai qu'un tel entraînement n'est pas toujours très amusant. Ceci demande un effort soutenu et s'avère très difficile si vous désirez atteindre ce que vous croyez être vos limites. Pour y arriver, vous devrez persévérer et apprendre à développer votre patience. Un effort continu est la solution. Soyez patient; vous ne pouvez pas tout avoir tout de suite. En intelligence émotionnelle, on appelle ça retardé la satisfaction... Il s'agit donc d'apprendre à bien se connaître et chercher à devenir un meilleur individu; savoir faire et savoir être dans toutes les situations de la vie. Ce type d'engagement total devrait également être appliqué lorsque vous vous occupez de votre famille. Ainsi que dans votre travail.

 

 

 

Hitotsu! - Reigi o omonzuru koto - Respecte les autres

 

Respecter les autres devrait être évident en soi. Il signifie simplement de pratiquer la courtoisie et de respecter l'étiquette appropriée. Agit envers ton prochain comme tu aimerais qu'on agisse envers toi. Vivez ensemble, améliorez vous ensemble. Nous bénéficions tous de la coopération. Respectez les autres dojos et les autres styles, un respect mutuel et une coopération est avantageuse pour tous.

 

 

 

Hitotsu! - Kekki no yuu o imashimuru koto - Développe le contrôle de soi

 

S'abstenir de tout comportement violent, contrôler ses émotions est extrêmement important. Le meilleur combat sera toujours celui que l'on fuit; il est préférable d'éviter une confrontation que risquer de blesser gravement un autre être humain.  Une action de légitime défense devrait seulement être prise quand aucun autre recours n'est possible, quand il n'y a aucune alternative. Ceci semble être une contradiction du karaté pour les profanes, mais ici nous avons l'essence de la moralité des arts martiaux. La force doit être employé à des fin moralement correctes, comme l’auto défense ou la protection d'un innocent. Dans ce sens, les actions des moines de Shaolin en développant des méthodes de combat pour protéger leur temple ou lutter contre les bandits étaient moralement acceptables à cette époque Le Dojo Kun montre le chemin vers les buts ultime de l'entraînement; le perfectionnement du caractère, la sincérité,  l'effort constant. Le respect des autres et la maîtrise de soi. Finalement, la technique est secondaire, c'est l'esprit individuel qui doit être éduqué et discipliné. En suivant sérieusement les techniques inhérentes à ces principes simples en apparence,  l'étudiant peut commencer à faire des progrès dans la Voie du Karaté.

 

 

 

"Lorsqu'on entre dans le dojo, il faut laisser son moi à la porte. Le dojo, pendant les cours est l'endroit sacré où l'on doit tuer son ego. Dans le dojo, on pratique la technique, on apprend à maîtriser son corps, ceci est la partie visible de l'iceberg. Le véritable combat est celui du moi."

 

Gichin Funakoshi